Donner l’intelligence aux robots

Comment donner l’intelligence aux robots? Les serviteurs du futur doivent être fiables et compétents pour les tâches qui leur seront confiées. On devra pouvoir se fier totalement à eux.

Les robots peuvent devenir plus intelligents en demandant de l’aide

Une compagnie de Palo Alto, Willow Garage, estime que le meilleur moyen de rendre les robots intelligents, seraient qu’ils demandent de l’aide aux humains.

Pour mettre cette idée en pratique, elle entraîne donc des robots à reconnaître des objets, et lorsqu’ils n’y parviennent pas, ils demandent aux hommes de l’identifier. Le processus s’enchaîne jusqu’à ce qu’ils soient capable de reconnaître tous les objets.

La société Californienne envisage l’application de cette méthode pour son robot personnel PR2. Personnel dans le même sens qu’ordinateur personnel, il est doté de deux bras et doit servir à réaliser des manipulations pour la recherche et l’entreprise. Il pourrait accéder à des zones dangereuses pour l’homme.

Elle a donc construit un système d’interaction entre le robot et l’homme pour lui permettre de demander ce qu’il ne comprend pas. Le robot envoie des images de ce qu’il manipule à des assistants et lorsqu’il semble dans l’erreur, ceux-ci le corrigent. Ce système pourrait se coupler à un service offert par Amazon, Mechanical Turk qui met en relation par Internet des entreprises et des personnes offrant leurs services pour des tâches ponctuelles en restant à leur domicile.

L'évolution

L'évolution, c'est un autre moyen trouvé par les chercheurs pour donner l'intelligence aux machines et en faire des androïdes suffisamment évolués pour vivre sans problèmes parmi les hommes.
Dans un essai intitulé, traduit en français: Evolution d'un comportement adaptatif chez les robots par le moyen d'une sélection darwinienne, le site Plosbiology explique comment l'intelligence va venir aux robots.

Des algorithmes utilisant le principe d'évolution et de sélection existent. On peut en appliquer à des réseaux neuronaux formant le logiciel du comportement d'un robot.

L'essai imagine que l'on peut aller plus loin: créer un génome de robot, le faire évoluer en fonction des capacités qu'il va présenter, et par sélection, conserver les plus efficaces.

Les senseurs servant notamment à la détection des collisions, sont connectés à des "neurones", et le génome est le schéma d'interconnexion de ces neurones. La sélection portera sur les schéma permettant au robot de se déplacer au mieux...

On peut commander un robot par la pensée

Cela vient a été expérimenté avec succès au Japon depuis 2008, il est possible de commander un robot humanoide par les signaux du cerveau.
Dans leur expérience, les chercheurs japonais et américains ont réalisé un robot humanoïde dont les mouvements sont commandés par des instructions élémentaires, avec pour but transmettre ces instructions à partir de l'influx nerveux.

Pour parvenir à ce résultat, un singe à été entraîné à marcher sur un tapis roulant. Une quantité de capteurs reliés à des neurones de son cerveau recueillent l'influx nerveux et en temps réel, transmettent un signal qui est converti en instructions commandant les mécanismes de l'androïde. Celui-ci se déplace alors en adoptant parfaitement la démarche du bipède.
Le but de l'expérience est dans un premier temps de parvenir à réaliser des prothèses destinés aux paralysés.
D'autres perspectives s'ouvrent à nous, cependant.

HUMAVIPS

C'est un projet européen de réalisation de robots humanoïdes capables d'interagir avec un groupe humain. HUMAVIPS signifie: Humanoids with auditory and visual abilities in populated spaces et se traduit par "Humanoïdes avec des capacités visuelles et auditives dans les espaces peuplés".
Portant sur une période de 3 ans, il se voit alloué 2,6 millions d'euros.

Que seront exactement les capacités à agir à l'intérieur d'un groupe de personnes?

  1. Ils devront être capable de se focaliser sur une personne particulière, un interlocuteur. Et donc d'ignorer tous les autres signaux gestuels, verbaux, sauf lorsqu'ils les concernent...
  2. Choisir les personnes avec lesquelles ils doivent agir, dans la cadre d'une tâche qui leur est confiée.
  3. Pour cela ils devront reconnaître les gestes qui se rapportent à leur buts.
  4. Et se diriger vers les personnes avec lesquelles il est utile de communiquer.

Chad Jenkins a déjà démontré par l'expérience la capacité d'un robot à identifier un visage et réagir à des gestes, sur un modèle PackBot.

Aldebaran Robotics envisage d'appliquer les programmes mis au point dans son robot de loisir Nao.

Le capacité de filtrer les sons est propre au cerveau humain et animal. La conférer au robots les rapprochera du modèle humanoïde capable de travailler avec des hommes, et cela va au-delà de ce que fait le Robonaute de la NASA.