La France victime du cybersquattage
L'OMPI, organisme pour la protection de la propriété intellectuelle vient de publier un rapport très pessimiste sur le problème de cybersquattage, le dépôt de nom de domaine correspondant à des noms de marques.
Le but est généralement de revendre le domaine à l'entreprise ou simplement profiter de sa notoriété pour parquer le domaine et en faire un support de publicités.
Le lancement de nouveaux TLD par l'ICANN ne peut qu'aggraver un problème qui va déjà croissant s'alarme l'OMPI, cependant, comme on va le voir, ce sont les TLD les plus classiques qui sont concernés dans ces litiges.
Le tableau statistique montre qu'après une période en décroissance de 2000 à 2003, le nombre de litige ne cesse d'augmenter depuis 2004.
La répartition par pays pour les plaignants (donc pour ceux dont la marque est squattée) est la suivante:
- Etats-Unis: 43,8%
- France: 10,7 %
- Royaume-Uni: 7,5%
- Allemagne: 5,7%
- Suisse: 5,5%
- Espagne: 4,6%
- Italie: 3,2%
Si l'on rapporte ces chiffres à la population, il semble bien que la France soit le pays qui soit proportionnellement le plus victime du cybersquattage.
En effet la répartition des plaintes vis à vis de cybersquatteurs est bien différente.
- Etats-Unis: 39,5%
- Royaume-Uni: 8,5%
- Chine: 5%
- Canada: 4,8%
- Espagne: 4,6%
- Corée: 4%
- France: 3%
Cette fois la France est en fond de classement et on voit apparaître les pays d'Asie à coté des pays anglo-saxons, ces derniers étant autant victimes que coupables.
Il est aussi intéressant de noter que l'essentiel des litiges porte sur sur des domaines en .com (80%), loin devant les .net, .org et .info.
D'où l'intérêt de protéger sa marque par un dépôt du .com même si on préfère utiliser un .fr pour son site portail.
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